Pour une Bibliothèque Idéale

Pour une Bibliothèque Idéale est un livre compilé par Raymond Queneau sorti en 1956, dans lequel sont référencés les 100 livres favoris de nombreux auteurs.

  1. Shakespeare, Théâtre
  2. La Bible (y compris le Nouveau Testament)
  3. Proust, À la recherche du temps perdu
  4. Montaigne, Essais
  5. Rabelais, Les Cinq Livres
  6. Baudelaire, Les Fleurs du mal
  7. Blaise Pascal, Pensées
  8. Molière, Théâtre
  9. Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions
  10. Stendhal, Le Rouge et le Noir
  11. Platon, Dialogues
  12. Stendhal, La Chartreuse de Parme
  13. François Villon, Le Testament
  14. Rimbaud, Œuvres poétiques (y compris les Illuminations)
  15. Cardinal de Retz, Mémoires (s:Mémoires (Cardinal de Retz))
  16. Tolstoï, Guerre et Paix
  17. Saint-Simon, Mémoires
  18. Cervantes, Don Quichotte
  19. Racine, Théâtre
  20. Eschyle, Théâtre
  21. Dostoïevski, Les Frères Karamazov
  22. Mallarmé, Poésies
  23. La Fontaine, Fables
  24. Goethe, Faust
  25. Apollinaire, Alcools
  26. Flaubert, L’Éducation sentimentale
  27. Homère, L’Odyssée
  28. Corneille, Théâtre
  29. Dante, La Divine Comédie
  30. Chateaubriand, Mémoires d’outre-tombe
  31. Balzac, La Comédie humaine
  32. Sophocle, Théâtre
  33. James Joyce, Ulysse
  34. Laclos, Les Liaisons dangereuses
  35. Swift, Les Voyages de Gulliver
  36. Verlaine, Poèmes
  37. Flaubert, Madame Bovary
  38. Rimbaud, Une saison en enfer
  39. Descartes, Discours de la méthode
  40. Abbé Prévost, Manon Lescaut
  41. Ronsard, Odes
  42. Aristophane, Théâtre
  43. Tacite, Annales et Histoires
  44. Spinoza, Éthique
  45. Hölderlin, Poèmes
  46. Gérard de Nerval, Les Filles du feu
  47. Daniel Defoe, Robinson Crusoé
  48. Saint Augustin, Les Confessions
  49. Lautréamont, Les Chants de Maldoror
  50. Victor Hugo, Les Misérables
  51. Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles
  52. Alfred de Musset, Comédies et Proverbes
  53. Jules Renard, Journal
  54. Homère, L’Iliade
  55. Dostoïevski, L’Idiot
  56. Emily Brontë, Les Hauts de Hurlevent
  57. Dostoïevski, Les Possédés
  58. Voltaire, Contes
  59. William Blake, Poèmes
  60. Dostoïevski, Crime et Châtiment
  61. Plutarque, Vies parallèles des hommes illustres (traduction de Jacques Amyot)
  62. Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves
  63. Karl Marx, Le Capital
  64. Benjamin Constant, Adolphe
  65. Beaumarchais, Théâtre
  66. Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques
  67. Alfred de Vigny, Les Destinées
  68. Federico García Lorca, Poèmes
  69. Malraux, La Condition humaine
  70. La Rochefoucauld, Maximes
  71. La Bruyère, Les Caractères
  72. Madame de Sévigné, Lettres
  73. Littré, Dictionnaire de la langue Française
  74. Alfred Jarry, Ubu Roi
  75. Paul Valéry, Poèmes
  76. Blaise Pascal, Les Provinciales
  77. T. E. Lawrence, Les Sept Piliers de la sagesse
  78. Mérimée, Nouvelles
  79. Paul Valéry, Variété
  80. Héraclite, Fragments
  81. Marivaux, Théâtre
  82. Victor Hugo, La Légende des Siècles
  83. Kafka, Le Procès
  84. Voltaire, Correspondance
  85. Apollinaire, Calligrammes
  86. André Gide, Journal
  87. Andersen, Contes
  88. Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires
  89. Casanova, Mémoires
  90. Les Mille et Une Nuits
  91. Joseph Conrad, Lord Jim
  92. Novalis, Poésies et Fragments philosophiques
  93. Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
  94. Paul Claudel, Théâtre
  95. Tristan Corbière, Les Amours jaunes
  96. Victor Hugo, Les Contemplations
  97. Saint Jean de la Croix, La Nuit obscure de l’Âme
  98. Nicolas Gogol, Les Âmes mortes
  99. Virgile, L’Énéide
  100. Georges Bernanos, Journal d’un curé de campagne

« Le temps est venu de panser nos blessures » (Mandela, 1994)

     Nelson Mandela – discours d’investiture
Pretoria (1994)

Majestés, Altesses, invités distingués, camarades et amis,

Aujourd’hui, nous tous, par notre présence ici et par nos célébrations dans d’autres régions de notre pays et du monde, nous conférons gloire et espoir à une liberté tout juste née.

Par notre présence ici aujourd’hui, et par nos célébrations dans d’autres régions du pays et du monde, nous glorifions cette liberté qui vient de naître et nous mettons en elle tous nos espoirs.

De l’expérience d’un désastre humain inouï qui a duré beaucoup trop longtemps, doit naître une société dont toute l’humanité sera fière.
Nos actions quotidiennes, en tant que simples Sud-Africains, doivent susciter une réalité sud-africaine concrète qui renforcera la foi de l’humanité en la justice, confirmera sa confiance en la noblesse de l’âme humaine et maintiendra tous nos espoirs envers une vie glorieuse pour tous.

Tout ceci, nous le devons tant à nous-mêmes qu’aux peuples du monde qui sont si bien représentés ici, aujourd’hui.

Je n’hésite pas à dire à mes compatriotes que chacun d’entre nous est aussi intimement attaché à la terre de ce beau pays que le sont les célèbres jacarandas* de Pretoria et les mimosas du bushveld** (ou de la brousse si on traduit).

Chaque fois que l’un d’entre nous touche le sol de ce pays, nous ressentons un sentiment de renouveau personnel. L’humeur nationale change avec les saisons.

Nous sommes mus par un sentiment de joie et d’euphorie lorsque l’herbe verdit et que les fleurs s’épanouissent.

Cette unité spirituelle et physique que nous partageons tous avec cette patrie commune explique l’intensité de la douleur que nous avons tous portée dans nos cœurs lorsque nous avons vu notre pays se déchirer dans un conflit terrible, et lorsque nous l’avons vu rejeté, proscrit et isolé par les peuples du monde, précisément parce qu’il était devenu la base universelle de l’idéologie et de la pratique pernicieuse du racisme et de l’oppression raciale.

Nous, le peuple d’Afrique du Sud, nous sentons profondément satisfaits que l’humanité nous ait repris en son sein, et que le privilège rare d’être l’hôte des nations du monde sur notre propre terre nous ait été accordé, à nous qui étions hors-la-loi il n’y a pas si longtemps.

Nous remercions tous nos distingués invités internationaux d’être venus prendre possession avec le peuple de notre pays de ce qui est, après tout, une victoire commune pour la justice, la paix, la dignité humaine.

Nous sommes sûrs que vous continuerez à être à nos côtés lorsque nous aborderons les défis de la construction de la paix, de la prospérité, de la démocratie, et que nous nous attaquerons au sexisme et au racisme.

Nous apprécions infiniment le rôle qu’ont joué les masses de nos concitoyens et leurs dirigeants politiques, démocratiques, religieux, féminins, jeunes, économiques, traditionnels et autres pour parvenir à cette conclusion. Et parmi eux se trouve notamment mon second vice-président, l’honorable Frederik Willem De Klerk.

Nous aimerions également rendre hommage à nos forces de sécurité, tous grades confondus, pour le rôle distingué qu’elles ont joué en protégeant nos premières élections démocratiques et la transition vers la démocratie des forces sanguinaires qui refusent toujours de voir la Lumière.

Le temps est venu de panser nos blessures.

Le moment est venu de réduire les abîmes qui nous séparent.

Le temps de la construction approche. Nous avons enfin accompli notre émancipation politique. Nous nous engageons à libérer tout notre peuple de l’état permanent d’esclavage à la pauvreté, à la privation, à la souffrance, à la discrimination liée au sexe ou à toute autre discrimination.

Nous avons réussi à franchir le dernier pas vers la liberté dans des conditions de paix relative. Nous nous engageons à construire une paix durable, juste et totale.

Nous avons triomphé dans notre effort pour insuffler l’espoir dans le cœur de millions de nos concitoyens. Nous prenons l’engagement de bâtir une société dans laquelle tous les Sud-Africains, blancs ou noirs, pourront marcher la tête haute sans aucune crainte au fond de leur cœur, assurés de leur droit inaliénable à la dignité humaine – une nation arc-en-ciel en paix avec elle-même et avec le monde.

Comme gage de son engagement dans le renouveau de notre pays, le nouveau gouvernement transitoire d’unité nationale examinera, comme cas d’urgence, la question de l’amnistie pour plusieurs catégories de concitoyens qui purgent actuellement des peines d’emprisonnement.

Nous dédions ce jour à tous les héros, hommes et femmes, de ce pays et du reste du monde qui ont sacrifié, de diverses manières, et mis en jeu leur vie afin que nous puissions être libres. Leurs rêves sont devenus réalité. La liberté est leur récompense.

Nous sommes à la fois rendus modestes et exaltés par l’honneur et le privilège que vous, citoyens d’Afrique du Sud, nous avez conféré, en tant que premier président d’un gouvernement uni, démocratique, non-racial et non-sexiste, de conduire notre pays hors de la vallée des ténèbres.

Nous comprenons bien qu’il n’y a pas de voie facile vers la liberté. Nous savons bien que nul d’entre nous agissant seul ne peut obtenir la réussite. Nous devons donc agir ensemble en tant que peuple uni, pour la réconciliation nationale, pour la construction de la nation, pour la naissance d’un nouveau monde.
Que la justice soit présente pour tous!

Que la paix soit là pour tous!

Que le travail, le pain, l’eau et le sel soient à la disposition de tous!

Que chacun sache cela, car tant le corps que l’esprit et l’âme ont été libérés pour leur plein épanouissement!

Que jamais, au grand jamais ce beau pays ne subisse l’oppression de l’un par l’autre et ne souffre l’indignité d’être le pestiféré du monde.

Que règne la liberté!

Le soleil ne se couchera jamais sur une réussite humaine si glorieuse.

Dieu bénisse l’Afrique !

Merci.

(*) Arbres dont les fleurs mauves sont écloses du printemps à l’automne, les innombrables jaracandas de Pretoria constituent, depuis la fin du XIXe siècle, l’une des particularités de la ville.
(**) Savane sud-africaine.

Wilson’s Fourteen Points

The Fourteen Points was a statement of principles contained in a speech given by United States President Woodrow Wilson to a joint session of Congress on January 8, 1918. The points encompassed war aims as forwarded by Wilson, and a general guideline for a post-war order and frontiers. The address was intended to assure the country, and the world, that the Great War was being fought for a moral cause and for postwar peace in Europe. People in Europe generally welcomed Wilson’s intervention, but his main Allied colleagues (Georges Clemenceau of France, David Lloyd George of the United Kingdom, and Vittorio Emanuele Orlando of Italy) were skeptical of the applicability of Wilsonian idealism.

The U.S. had joined the Allies in fighting the Central Powers on April 6, 1917. Its entry into the war had in part been due to Germany’s resumption of submarine warfare against merchant ships trading with France and Britain. However, Wilson had not entered into the war with any affinity with the long-festering almost tribal disputes between the Allies and Germany; if America was going to fight, he would try to unlink the war to nationalistic disputes or ambitions. The need for high aims was made more important, when after the fall of the Russian Regime, the Bolsheviks disclosed secret treaties made between the allies. The speech by Wilson, also responded to Vladimir Lenin’s Decree on Peace of October 1917, which proposed an immediate withdrawal of Russia from the war, calling for a just and democratic peace that was not compromised by territorial annexations, and led to the Treaty of Brest-Litovsk on March 3, 1918.

Wilson’s speech on January 8, 1918 laid out a policy (free trade, open agreements, democracy and self-determination). The Fourteen Points speech was the only explicit statement of war aims by any of the nations fighting in World War I. Some belligerents gave general indications of their aims, but most kept their post-war goals private.

 

The Fourteen Points in the speech were based on the research of the Inquiry, a team of about 150 advisors led by foreign-policy advisor Edward M. House, into the topics likely to arise in the anticipated peace conference.

 

Summary

  1. There should be no secret alliances between countries .
  2. Freedom of the seas in peace and war.
  3. The reduction of trade barriers among nations.
  4. The general reduction and eventual elimination of armaments.
  5. The adjustment of colonial claims in the interest of the inhabitants as well as of the colonial powers.
  6. The evacuation of Russian territory and a welcome for its government to the society of nations.
  7. The restoration of Belgian territories in Germany.
  8. The evacuation of all French territory, including Alsace-Lorraine.
  9. The readjustment of Italian boundaries along clearly recognizable lines of nationality.
  10. Independence for various national groups in Austria-Hungary.
  11. The restoration of the Balkan nations and free access to the sea for Serbia.
  12. Protection for minorities in Turkey and the free passage of the ships of all nations through the Dardanelles.
  13. Independence for Poland, including access to the sea.
  14. A league of nations to protect « mutual guarantees of political independence and territorial integrity to great and small nations alike. »

 

Reaction by the Allies

 

The speech was made without prior coordination or consultation with Wilson’s counterparts in Europe. Clemenceau, upon hearing of the Fourteen points, was said to have sarcastically claimed The good Lord only had ten! (Le bon Dieu n’avait que dix!). As the only public statement of war aims, it became the basis for the terms of the German surrender at the end of the First World War.

 

After the speech, « Colonel » Edward M. House worked to secure the acceptance of the Fourteen Points by Entente leaders. On October 16, 1918, President Woodrow Wilson and Sir William Wiseman, the head of British intelligence in America had an interview. This interview was one reason why the German government accepted the Fourteen Points and the stated principles for peace negotiations.

 

The report was made as negotiation points, and later the Fourteen Points were accepted by France and Italy on November 1, 1918. Britain later signed off on all of the points except the freedom of the seas. The United Kingdom also wanted Germany to make reparation payments for the war, and thought that that should be added to the Fourteen Points.

The speech was delivered 10 months before the Armistice with Germany and became the basis for the terms of the German surrender, as negotiated at the Paris Peace Conference in 1919. The Treaty of Versailles had little to do with the Fourteen Points and was never ratified by the U.S. Senate

 

Influence on the Germans to surrender

 

The speech was widely disseminated as an instrument of allied propaganda. Copies were also dropped behind German lines, to encourage the Central Powers to surrender in the expectation of a just settlement. Indeed, a note sent to Wilson by Prince Maximilian of Baden, the German imperial chancellor, in October 1918 requested an immediate armistice and peace negotiations on the basis of the Fourteen Points.

 

Wilson’s speech vs. Treaty of Versailles

 

President Wilson became physically ill at the beginning of the Paris Peace Conference, giving way to French Prime Minister Georges Clemenceau to advance demands substantially different from Wilson’s Fourteen Points. Clemenceau viewed Germany as having unfairly attained an economic victory over France, due to the heavy damage German forces dealt to France’s industries even during the German retreat, and expressed dissatisfaction with France’s allies at the peace conference.

Notably, Article 231 of the Treaty of Versailles, which would become known as the War Guilt Clause, assigned full responsibility for the war and its damages to Germany. The allies would initially assess 269 billion Marks in reparations, the equivalent of nearly 100,000 metric tonnes of gold. Germany’s ability and willingness to pay that sum continue to be a topic of debate among historians.

Germany was also denied an air force, and the German army was not to exceed 100,000 men.

The text of the Fourteen Points had been widely distributed in Germany as propaganda prior to the end of the war, and was well known by the Germans. The differences between this document and the final Treaty of Versailles fueled great anger in Germany.[4] German outrage over reparations and the War Guilt Clause is viewed as a likely contributing factor to the rise of national socialism.

At the end of World War I, only two foreign armies had entered Germany, and both advances had been brief and ultimately trivial – the advance of Russian troops into the Eastern border of Prussia, and French troops occupying Mühlhausen/Moulhouse for a few days, both at the outbreak of the war. Otherwise no foreign army entered the German 1918 borders during the War. This made the peace seem unfairly punitive to many, particularly Germans.

 

Wilson was awarded the 1919 Nobel Peace Prize, for his peace-making efforts. He also inspired independence movements around the world including the March 1st Movement in Korea.

 

Biennio Rosso

D’après Fascismo, il biennio rosso (1919-1920), traduction libre.

Après la fin de la Première Guerre mondiale, l’Italie a également souffert de graves difficultés économiques. Le taux de chômage, la reconversion industrielle du militaire au civil, le retour des anciens combattants ont apporté d’énormes problèmes au pays. Les classes moyennes et les classes à revenu fixe ont été particulièrement touchées par la crise économique, parce que la plupart du temps fragilisées par l’inflation causée par les dépenses militaires énormes) et déçues à cause de l’absence d’augmentation des salaires.

En janvier 1919, les catholiques ont donné naissance au Parti populaire italien, le premier parti réel d’inspiration catholique. Le fondateur et inspirateur de la nouvelle tendance était Don Luigi Sturzo. Pendant ce temps, le 23 Mars 1919 Mussolini a fondé les faisceaux combat à Milan.
Les élections de 1919 ont montré le désir de nouveauté du peuple italien. Ainsi, on a noté:

la forte baisse des libéraux;
la croissance du Parti populaire de Sturzo;
l’énorme force du Parti socialiste. Lire la suite « Biennio Rosso »

Pour une bibliothèque idéale (2)

Les 10 livres préférés de 100 écrivains francophones

litterature-enfant-seulQuels sont les ouvrages de chevet de nos auteurs ? Eh bien, sans surprise on trouve “A la Recherche du temps perdu”, de Proust, mais aussi “Absalon, Absalon !”, de Faulkner, et… mais oui, ”La Princesse de Clèves” (n’en déplaise à certains). On vous a coupé les 100 palmarès en 10 fois 10 (un par jour). Passionnante lecture au moment où se tient, à Paris, le Salon du Livre.

Les auteurs les plus cités

Marcel Proust (33 fois)
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