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Les articles

  • Redécoupage régional en France

    http://www.lemonde.fr/politique/article/2014/11/20/l-assemblee-nationale-vote-la-carte-a-13-regions-sans-aucun-changement_4526141_823448.html

    L’Assemblée nationale a fini par voter en deuxième lecture, dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 novembre, la carte à 13 régions inscrite dans la réforme territoriale. La chambre basse du parlement n’a procédé à aucun changement, au grand dam d’un certain nombre de députés critiques, dont une majorité des Alsaciens.

    Crate-régions-france

    L’article 1er du projet de loi, qui prévoit cette réduction du nombre de régions métropolitaines de 22 à 13, a encore donné lieu à des débats passionnés et transcendant parfois les clivages partisans, pendant environ six heures. Sur la soixantaine d’amendements défendus pour le supprimer ou le réécrire encore, aucun n’a été adopté.

    « La carte du gouvernement a été amendée, discutée, transformée dans un dialogue allé à son terme », a plaidé le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, en défendant notamment les choix de découpage contestés au nom de la nécessité de donner aux dites régions la « taille critique » nécessaire pour avoir du poids face à d’autres régions européennes.

    Observant qu’« aucune carte ne fera jamais l’unanimité » et affirmant que le gouvernement n’entend « ni heurter ni gommer les identités locales », le secrétaire d’Etat à la réforme territoriale André Vallini a appelé à « faire enfin cette nouvelle carte des régions et cette réforme territoriale que les Français attendent ».

    « DES BLEUS À L’ÂME »

    Le gouvernement avait présenté au printemps une première carte à 14 régions, « dessinée sur un coin de table à l’Élysée » par ses détracteurs, supprimée par le Sénat en première lecture puis rétablie mais à 13 régions par l’Assemblée en juillet.

    En seconde lecture fin octobre, le Sénat a porté cette carte à 15 régions, mais les députés sont revenus en commission sur ces modifications la semaine dernière à l’initiative du groupe socialiste en fusionnant de nouveau l’Alsace avec la Lorraine et Champagne-Ardennes, ainsi que le Languedoc-Roussillon avec Midi-Pyrénées.

    Les députés mécontents ont échoué dans l’hémicycle à infléchir à nouveau la carte par des amendements « régionaux » qui traversent les groupes politiques. De quoi laisser ainsi des « bleus à l’âme » pour n’avoir pas réussi à obtenir que l’Alsace reste seule, a affirmé l’UMP Laurent Furst. « Dans quelle société peut-on marier les gens contre leur gré ? », s’est exclamé Jean-Luc Reitzer, suppliant notamment le gouvernement de ne pas faire « le jeu des extrêmes » à l’approche d’élections cantonales et régionales.

    Des socialistes, tels que Bernard Roman, ont tenté, en vain, contre l’avis de leur groupe de repousser de trois ans la fusion du Nord-Pas-de-Calais avec la Picardie contestée par la maire de Lille Martine Aubry. Des élus de gauche du sud ne sont pas parvenus à défaire l’alliance Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées rétablie en commission, au profit d’une entre le Midi-Pyrénées avec l’Aquitaine entre autres.

    Des écologistes à l’UMP en passant par l’UDI, plusieurs élus bretons n’ont pas réussi à reconstituer la Bretagne historique « à cinq départements, en incluant la Loire-Atlantique, enlevée par un décret de Vichy ».


  • Tiananmen, 25 ans

    Tiananmen, 25 ans

    « Beaucoup de jeunes (d’aujourd’hui) ne veulent pas en savoir davantage car ils sont trop occupés, ils veulent travailler, gagner de l’argent. Mais pareille tragédie ne peut être dissimulée pour l’éternité. La vérité finira par se savoir », a déclaré à l’AFP la mère d’une victime de Tiananmen


  • A propos du calendrier en vigueur dans les oblitérations de l’Empire Ottoman

    Avatar de koronan25 centimes bleu Semeuse camée

    Sous l’Empire Ottoman, c’est le calendrier religieux musulman qui était en usage. Les jours étaient comptés au sein de chaque cycle de phase lunaire. Or parce que la durée du mois lunaire n’est pas une fraction de la durée de l’année, un calendrier purement lunaire se décale rapidement par rapport aux saisons.

    En 1677, le trésorier en chef (turc : Baş defterdar, ministre des finances) Hasan Pacha du Sultan Mehmed IV proposa de corriger les dates des dossiers financiers en supprimant un an (un an d’évasion) tous les 33 ans, résultant de la différence entre le calendrier musulman lunaire et le calendrier julien solaire.

    En 1740 (1152 de l’Hégire) pendant le règne du Sultan Mahmud I, mars est adopté comme le premier mois de l’exercice pour le paiement des taxes et des relations d’affaires avec des représentants du gouvernement au lieu de Mouharram après proposition du trésorier Atıf Efendi.

    Moralı…

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  • C’est aussi de l’histoire : invasion de la Ruhr vue par les timbres (1923-1925)

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    Un témoin de l’occupation de la Ruhr par la France et la Belgique de 1923 à 1925

    L’invasion de la Ruhr fut décidée par le président du Conseil français Raymond Poincaré, en accord avec le roi des Belges et les majorités parlementaires. Elle débuta le 11 janvier 1923 et avait pour objectif d’occuper les centres de production de charbon, de fer et d’acier situés dans la vallée de la Ruhr afin d’obtenir les montants dus par l’Allemagne dans le cadre des réparations de guerre dues après la Première Guerre mondiale, au titre du Traité de Versailles. En effet, à la fin du conflit mondial l’Allemagne avait été condamnée à payer de lourdes réparations et faute d’accord, un tarif douanier spécifique avait été imposé en Allemagne sous la surveillance de troupes françaises jusqu’en 1921. C’est le retour de ces troupes (40 000 puis 90 000 hommes) qui mena à la désobéissance civile.

    Du côté allemand, cette opération suscita une vague de résistance passive, des mouvements de grève, des incidents et affrontements, et quelques actes de sabotage, qui furent exagérés par la suite par les nazis pour forger le mythe d’une large résistance armée. Face au désastre économique, le gouvernement du chancelier Gustav Stresemann appela, en septembre 1923, à l’arrêt des actions et au respect des obligations imposées par le traité de Versailles, puis proclama l’état d’urgence : l’agitation publique se transforma, en certains endroits du pays, en émeutes ou en tentatives de coup d’État contre la république de Weimar, comme le putsch de la Brasserie d’Hitler. Une république autonome du Rhin fut même proclamée à Aix-la-Chapelle en octobre 1923, ce qui aurait pu favoriser la politique franco-belge d’affaiblissement de l’Allemagne, mais cette initiative de groupes rhénans opposés à l’héritage prussien n’eut aucune suite car, aux yeux de la population allemande, elle paraissait aller dans le sens des intérêts étrangers.

    Sur le plan international, l’occupation provoqua un tel sentiment de sympathie à l’égard de l’Allemagne, que la France et la Belgique confrontées à leurs difficultés économiques,  finirent par accepter les propositions du Plan Dawes et retirèrent leurs troupes en juillet et août 1925.

    Origine de cet usage

    Décret du 23 février 1923

    Devant la désobéissance civile des cheminots et postiers allemands notamment, le Haut Commissariat français avait décidé de l’expulsion massive de ces personnels et de leur remplacement par du personnel franco-belge rattaché à l’Armée du Rhin. Le décret du 23 février 1923 fixant le statut du personnel des P.T.T. (civil, donc) mettait celui-ci à la disposition du général commandant en chef les forces alliées d’occupation pour renforcer le personnel permanent de la 50ème section de télégraphie militaire. La situation était devenue tellement chaotique que les civils français avaient été autorisés à utiliser le service postal militaire en mai 1923.

    1923 ou l’hyperinflation.

    En 1923, l’inflation la plus sauvage de l’histoire fit rage. Souvent les prix doublaient en l’espace de quelques heures. Une course effrénée avait lieu pour acheter des biens et se débarrasser de la monnaie. A la fin de 1923, il fallait des millions de mark pour un simple timbre poste et 200 milliards de Marks pour acheter un simple pain.

    En Rhénanie et dans la Ruhr, on rapporta une situation proche de l’anarchie, avec des combats entre fermiers et mineurs au chômage. Des hordes de gens mourant de faim vagabondaient. Des autorités régionales tentèrent de créer leur propre monnaie, menaçant le pays de dislocation… Et les tarifs postaux ont suivi l’inflation. Pour la seule année 1923, 18 tarifs vont se succéder avec une accélération le dernier trimestre (13 changements de tarif du 1er août au 31 décembre), avec un maximum en novembre (5 tarifs). Certains tarifs ne vont durer que quelques jours (4 pour le plus court le 1er novembre). Malgré un rythme de travail effréné, l’imprimerie officielle n’arrive plus à suivre et aura recours aux surcharges, aux paiements en numéraires, à des émissions locales, à des émissions privées officielles et même à la vente de timbres au quadruple de leur valeur faciale.

    C’est dans ce cadre d’une administration des postes françaises pour l’armée du Rhin, épaulée par des personnels civils d’une part, et d’hyperinflation d’autre part, avec des usages de fortune, qu’il faut comprendre semble-t-il la démarche de la poste de Düsseldorf laquelle a donc utilisé des timbres français, mis à disposition par les armées d’occupation et le personnel civil déployé depuis le début de l’année 1923 pour annuler des affranchissements télégraphiques.

    En Novembre 1923, une réforme monétaire fut entreprise. Une nouvelle banque, la Rentenbank fut créée pour émettre une nouvelle monnaie, le Rentenmark. Cette monnaie était échangeable contre des obligations supposément garanties par la terre et les entreprises industrielles. Un montant total de 2,4 milliards de Rentenmarks fut émis et chaque nouveau Rentenmark était évalué à 100 milliards de Marks papier anciens. A partir de ce moment, la dépréciation stoppa, les Rentenmarks maintinrent leur valeur, l’inflation cessa. En août 1924, la réforme fut complétée par l’introduction d’un nouveau Reichsmark, égal en valeur au Rentenmark. Le Reichsmark avait une couverture de 30% en or. Il n’était pas convertible en or mais le gouvernement entrepris de le soutenir en achetant sur les marchés étrangers les montants nécessaires. De nouvelles taxes drastiques furent imposées  et une fois l’inflation terminée, les revenus provenant des impôts augmentèrent considérablement. En 1924-25, le gouvernement avait un budget excédentaire.

    Sources :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Occupation_de_la_Ruhr
    jef.estel.pagesperso-orange.fr/rhenanie.swf
    http://collections.conceptbb.com/t5146-timbres-francais-annules-en-allemagne

    Cliquer pour accéder à note-exemples-allemagne-1923-copy.pdf

    http://www.24hgold.com/francais/contributor.aspx?article=2338671310G10020&contributor=Michael+J.+Kosares.