Mexico : Quelles politiques d’aménagement pour une ville de pays émergent ?

I. Mexico : une grande métropole sur un site contraignant et à risques

UN SITE CONTRAIGNANT ET A RISQUES (photo d’après  landsat)

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UNE METROPOLE ANCIENNE AU CŒUR TOUJOURS DYNAMIQUE… (video 12 ‘)

http://www.cndp.fr/tdc/tous-les-numeros/le-mexique/videos/article/la-place-de-zocalo-le-centre-de-mexico.html

… DONNE UN ENSEMBLE URBAIN A PLUSIEURS NIVEAUX

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II. Mexico : expansion spatiale, inégalités sociales et mobilités

UNE FORTE EXPANSION

La ville vue du ciel quand on arrive : les constructions roulent sur les collines et les volcans comme des vagues

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La chronologie de l’expansion de 1900 à nos jours

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(Vidéo 10 ‘)

http://www.cndp.fr/tdc/tous-les-numeros/le-mexique/videos/article/iztapalapa-un-quartier-sur-le-volcan.html

DES DEPLACEMENTS MOTORISES NOMBREUX

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CONSTRUCTION D’UN SCHEMA

http://www.ac-paris.fr/portail/upload/docs/application/x-shockwave-flash/2010-12/mexico_-_schema.swf

III. Mexico : un « modèle » de ville durable pour les villes de pays émergents ?

QUELLES POLITIQUES DURABLES POUR MEXICO

« Ici, cela fait huit ans que l’eau ne coule plus du robinet, raconte Irene Rodriguez, et que nous la recevons deux fois par semaine par camion-citerne. Nous sommes obligés de la recycler. (…)Ce dédale de constructions anarchiques, dont les pentes vertigineuses ont été pavées de ciment par les habitants, s’appelle El Mirador (Ecatepec). Les quartiers chics autour du bois de Chapultepec ne sont qu’à une heure de voiture quand il n’y a pas d’embouteillages : villas équipées de six salles de bain, larges pelouses, piscines, garages remplis de véhicules que des escouades de domestiques aspergent au tuyau. Un autre monde.

Les zones résidentielles ne devraient pas trop souffrir des rationnements que vient d’annoncer la Commission nationale de l’eau (CONAGUA). A cause de précipitations insuffisantes, le niveau des barrages du centre du pays a dangereusement baissé en début de saison sèche(…) « Il faut améliorer les canalisations, mais aussi diminuer la demande en modifiant la structure des tarifs, affirme Ramon Aguirre. Nous devons changer des habitudes de consommation excessive. Barcelone s’en sort avec 114 litres (…)Le rationnement n’est qu’un révélateur de problèmes anciens, résultat d’une longue incurie des pouvoirs publics et de difficultés géologiques, notamment de graves affaissements de terrain. Les pertes dues aux fuites domestiques comme aux failles du réseau atteignent 38 % (contre 26 % en moyenne dans le reste du pays). Les eaux de pluie vont droit à l’égout, et 6 % seulement des eaux usées sont traitées. (…) Autour de Mexico, les coupes illégales pratiquées par des groupes mafieux accélèrent, par le ravinement des eaux de pluie, l’épuisement des nappes souterraines. (…) Les ressources hydriques sont aussi mises à rude épreuve par une spéculation immobilière effrénée. En dix ans, l’Etat de Mexico a laissé se construire plus de 500 000 maisons neuves, généralement dans des lotissements de piètre qualité, sans arbres ni espaces verts. (…).

Joëlle Stolz Le Monde | 12.01.09

Depuis quelques années, le District Fédéral de Mexico a engagé un vaste projet de plantation d’arbres pour végétaliser tous les espaces libres. Ajoutée aux effets de la désindustrialisation, cette opération a permis , en 1999, de limiter à 5 le nombre d’alerte à la pollution.

Quant au problème de l’eau, un début de règlement est amorcé dans la mesure où le ralentissement de la croissance démographique et la désindustrialisation ne rendent plus nécessaires les projets pharaoniques d’adduction d’eau.

Par contre, l’organisation de la distribution de l’eau permet encore aux familles des quartiers aisés d’arroser leurs pelouses, alors que les colonias populaires subissent les tourbillons de poussières et ne disposent parfois d’un peu d’eau que grâce aux tournées des pipas (camions citernes).

D’après F. Tomas et O. Terrazas, Revue de géographie de Lyon, n°4, 1999

 

Ecotourisme au Parc de Xochimilco

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Xochimilco se situe dans la banlieue de Mexico City, à 20km environ du centre ville. Il faut compter un peu plus d’1h30 pour s’y rendre.

Les canaux sont situés sur l’ancien site des jardins flottants de Tenochtitlán, grâce auxquels les empereurs aztèques avaient toujours des légumes et des fruits frais à leurs tables.

Aujourd’hui il désigne un quartier des banlieues de Mexico traversés de canaux, de serres et de petits ponts, et où la tradition est de venir se balader sur le bateau le plus coloré possible avec sa famille et ses amis pour déjeuner, dîner et faire la fête.

Sources (autres que citées) :

http://geoconfluences.ens-lyon.fr/geoconfluences/informations-scientifiques/dossiers-thematiques/risques-et-societes/corpus-documentaire/mexico-au-risque-de-son-developpement

http://www.cairn.info/revue-tiers-monde-2010-1-page-157.htm