Etre chrétien dans l'Empire au IIème siècle de notre ère

Etre chrétien dans l’Empire au IIème siècle de notre ère

Introduction :

• Jésus = bonne nouvelle (« Evangile ») => nouvelle Eglise

• Diffusion assez large du christianisme qui de secte judaïque tolérée (point de vue des romains) devient religion redoutée.

• Etre chrétien c’est aussi (et peut être d’abord) participer à la vie civique de l’Empire et, selon les cas, être citoyen.

• annonce du plan :  il convient de voir ce que c’est qu’être chrétien, c’est à dire d’analyser la vie juridique, civique, politique des chrétiens à cette époque. Or, être chrétien, c’est d’abord sans doute être romain, être citoyen romain. Toutefois, cette citoyenneté à part entière ne saurait ignorer la caractéristique majeure des chrétiens : une croyance particulière, laquelle fait des chrétiens des exclus, quelle que soit la catégorie sociale des croyants.

 

I – Etre chrétien , c’est d’abord être citoyen

A  – Qu’est ce qu’un citoyen romain ?

1) Différentes citoyennetés (ex de Saint Paul, jugé à Rome)

2) Mode d’accès à la citoyenneté : pas de notion religieuse et assez grande tolérance

B – La Ville comme espace privilégié

1) Une formidable machine à intégrer

2) Le christianisme se répand d’abord en ville

II – Une croyance particulière

A – Un monothéisme hérité du judaïsme

1) La religion du Livre

2) Naissance et diffusion au Ier siècle

B – Une attitude incomprise

1) Refus de l’autorité impériale basée sur une foi plus forte que la loi

2) Les rites du christianisme primitif

III – Des citoyens exclus

A – Des persécutions aveugles

1) dans toutes les couches de la société

2) De plus en plus de persécutions : de plus en plus de chrétiens

B – Vers une généralisation des persécutions

1) Résistance à Rome (autorité, croyance et persécutions)

2) La foi est au centre de ce débat

 

Conclusion :

• Rome = machine à intégrer, certes (on en a fait la preuve) MAIS dans le cadre établi par les romains.

• Ici, comme dans certains cas relatifs à la citoyenneté, est donc une limite remarquable de la tolérance romaine : le respect dû à l’Empereur, sorte de demi dieu ne souffre aucune contradiction.

En conséquence les persécutions devinrent-elles plus importantes en nombre à la fin du IIème siècle, Rome ne pouvant plus, sauf à se discréditer, revenir sur des positions de principes. Toutefois, et alors qu’augmentait le nombre de citoyens, le nombre de chrétiens apparaît en pleine expansion, et Rome fut obligée d’ouvrir le champ de ses conceptions religieuses, à tel point qu’en moins de trois siècles le christianisme devint religion d’Etat (Edits de Constantin puis de Théodose). Dès lors l’Empire pourrait bien s’écrouler que l’Eglise lui survivrait.