Croquis sur les flux et réseaux de l’espace mondialisé

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Si l’on définit le plus simplement possible le concept de mondialisation par l’augmentation généralisée des échanges, l’on peut alors souligner que le phénomène est global aujourd’hui, intégrant des territoires nombreux, sur de vastes espaces, aux acteurs aussi divers et souvent puissants.
Oui, jamais les biens (qu’ils soient matériels ou immatériels) et les personnes n’ont circulé autant ! Les flux et les mobilités sont tels en ce début du XXIè siècle qu’il faut en trouver les leviers d’explication. Comment se fait-il par exemple qu’un produit comme l’iPad d’Apple soit (pour certains) entre vos mains ? Comment ce géant économique américain parvient-il à générer une « Apple dépendance » de ses produits à des millions de clients, sur des territoires très vastes ?
Il est vrai que le processus de mondialisation n’est pas récent (datant des Grandes Découvertes des XV-XVIè siècles), mais il s’est particulièrement étoffé et diffusé à partir des années 1950, à de nombreuses échelles, insérant le local au global et le global au local, avec son corolaire de massification des biens et des services dont les progrès dans les moyens de transport et des télécommunications ne sont pas étrangers. Oui, la mondialisation est le reflet des sociétés de consommation (ou serait-ce l’inverse ?), faisant du capitalisme libéral une norme, un concept économique qui n’est cependant pas généralisé à l’échelle mondiale, préférant des territoires plus que d’autres, écartant des espaces encore en marge. C’est que la mondialisation est sélective et ne profite pas à tous !
L’exemple le plus médiatisé que l’on pourrait prendre peut être la violente crise qui nous frappe depuis 2008, une crise structurelle, si rapide dans sa diffusion, mais qui ne concerne il faut le dire que les économies occidentales. Crise d’ailleurs qui profite très largement à une Asie de l’Est et du Sud en pleine croissance économique (Chine en tête), qui semble s’évertuer de l’érosion réelle de l’occidentalisation du monde. La mondialisation semble alors réversible et qui tend à s’asiatiser.