L’invention de la citoyenneté dans le monde antique (2)

 Citoyenneté et empire à Rome (Ier – IIIe siècle)

=> L’Urbs, la royauté, la république, l’empire
• Rome, au départ est une petite cité fondée au VIII ème s.av JC (Cf la fondation légendaire par Rémus et Romulus).
• Au fil du temps, elle passe maître de l’Italie péninsulaire (en 265 av JC) puis de l’ensemble du bassin méditerranéen (I er siècle av JC).

conquête-rome-italie
• La République est transformée en Empire par modification des institutions en 27 av JC.

=> deux grandes différences d’avec Athènes :
• la taille (Athènes = 2700 km2)
• la durée (12 siècles dont 4 d’Empire contre 75 ans de démocratie)

I – Un empire puissant et respecté

A – Il est gouverné par un empereur

• l’empereur est l’héritier des magistrats de la République
• organigramme

orgarome
• les dynasties régnantes de cette époque sont les Antonins (96 – 192) et les Sévères (193 – 235).

chrono-empire

B – Un empire constitué de nombreuses provinces

• carte établie selon les différentes catégories de citoyennetés.

carte-citoyennetés-rome
• la majorité des conquêtes est due à la République
• Les conquêtes du IIème siècle furent éphémères (œuvre de Trajan, au delà du trait épais sur la carte : Dacie, Assyrie, Mésopotamie…)
• Chaque province gardait ses coutumes et sa culture, certaines avaient donc un passé prestigieux (provinces grecques), d’autres ont développé une civilisation originale (province gallo-romaine, par exemple)
• En conséquence, les statuts des habitants des provinces étaient multiples et variés, notamment en ce qui concernait le Droit.

C – Des habitants aux statuts variés

• Selon le statut d’AVANT la conquête romaine le statut des hommes sera différent :

a) cas le plus simple, celui des non-libres :
• ils restent non-libres (mais les esclaves ont une possibilité d’affranchissement)

b) cas des citoyens libres (il existe trois cas) :
• les citoyens qui ont gardé leur ancien droit, on parle alors de droit pérégrin (pérégrin, de la même famille que pérégrination, que pèlerinage, est en rapport avec le voyage, à rapprocher des métèques d’Athènes)
• les citoyens qui jouissent des droits civils des romains, on parle de droit latin
• les citoyens qui jouissent des droits civils et politiques des romains, on parle de droit romain ou droit de cité (en référence à LA cité, la ville par excellence : Rome)

Ce dernier cas est évidemment le plus avantageux : il permet à quiconque le possède d’être totalement reconnu dans la romanité, ce qui confère à la citoyenneté un statut privilégié : celui d’être intégré à Rome et à son empire, celui  d’être ROMAIN.

II – La romanisation s’opère en partie par la citoyenneté

• pour lui (qui est donc grec et qui connaît la démocratie), la citoyenneté est la plus formidable invention des romains, elle fait de tous les citoyens romains les membres d’une seule et même « famille ».

• la question se pose alors de savoir ce qu’est un citoyen romain.

A – Qu’est-ce qu’un citoyen romain ?

• La réponse est claire et précise, il s’agit d’une personne qui jouit à la fois des droits civil et politique romains, mais aussi des devoirs précis.

a) droit civil

• la tria nomina : le droit de porter un nom triple (prénom, nom,  surnom) reconnu par tous (c’est l’ancêtre de l’identité, si importante pour savoir qui est qui : à rapprocher de Périclès, fils de Xanthippe du dème de Cholargos)
• le conubium : le mariage légitime (pour assurer la transmission de la citoyenneté aux enfants)
• le commercium : le droit de posséder des terres

b)  droit politique

• droit de vote
• droit d’être élu
• droit de servir dans la légion
• droit d’être jugé à Rome (et donc selon le droit romain et non un droit quelconque de l’Empire)

=>reconnaissance de citoyenneté pour Paul et possibilité de jugement à Rome

c) devoir

• service militaire (mais seuls les volontaires servaient sous l’Empire)

En conséquence, être citoyen apparaît comme un honneur, devenir citoyen est une possibilité d’accéder aux honneurs, et être par exemple chevalier, sénateur voire Empereur.

Le chevalier exerçait des fonctions administratives et commandait de petites provinces, le Sénateur dirigeait des provinces plus importantes soit au nom du Sénat (pour les provinces désarmées) soit au nom de l’Empereur (il avait alors sous ses ordres 1 ou 2 légions).

Reste donc à savoir comment on devient citoyen.

B – Mode d’accès à la citoyenneté : exemple de la table claudienne

Dans son discours, Claude se prononçait pour l’entrée au Sénat romain des notables romanisés de Gaule chevelue, laquelle se heurtait ou bien à des réticences d’ordre culturel et politique, ou bien à un obstacle juridique si la citoyenneté qu’ils avaient acquise était bien incomplète, dépourvue du ius honorum, comme on le croit souvent. Des chercheurs comme Ronald Syme doutent néanmoins de l’existence même du ius honorum : pour eux, l’éviction des Gaulois n’était pas de droit, mais simplement de fait. Claude répondait à une requête du Conseil des Trois Gaules, lui demandant d’ouvrir les magistratures et le Sénat romains aux notables de Gaule chevelue. Les Gaulois obtinrent satisfaction : les Éduens d’abord, puis tous les peuples de la Gaule chevelue.

table-claudienne

(source : http://enseignement-latin.hypotheses.org/890)

Gravée à Lyon et exposée dans le sanctuaire fédéral des Trois Gaules, la Table claudienne rappelait la générosité de Claude et témoignait de la reconnaissance des notables de la Gaule chevelue. Ses deux fragments sont aujourd’hui conservés au musée gallo-romain de Lyon. La table a été prétée comme témoin des relations entre Rome et les autres peuples pour l’exposition « Rome et les Barbares » tenue en 2008 au Palazzo Grassi à Venise

Traduction de la table

1re colonne :

« Certes, je prévois l’objection qui, se présentant à la pensée de tous, me sera la première opposée… Mais ne vous révoltez pas contre la proposition que je fais, et ne la considérez point comme une nouveauté dangereuse. Voyez plutôt combien de changements ont eu lieu dans cette cité, et combien, dès l’origine, les formes de notre République ont varié. »

« Dans le principe, des rois gouvernent cette ville, il ne leur est point arrivé cependant de transmettre le pouvoir à des successeurs de leur famille ; d’autres sont venus de dehors, quelques-uns furent étrangers. C’est ainsi qu’à Romulus succéda Numa venant du pays des Sabins, notre voisin sans doute, mais alors un étranger pour nous. De même à Ancus Marcius succéda Tarquin l’Ancien qui, à cause de la souillure de son sang (il avait pour père Demarathe de Corinthe, et pour mère une Tarquinienne de race noble il est vrai, mais que sa pauvreté avait obligée a subir un tel époux), se voyait repoussé dans sa patrie de la carrière des honneurs ; après avoir émigré à Rome, il en devint roi. Fils de l’esclave Ocrésia, si nous en croyons nos historiens, Servius Tullius prit place sur le trône entre ce prince et son fils ou son petit-fils, car les auteurs varient sur ce point. Si nous suivons les Toscans, il fut le compagnon de Cœlius Vivenna, dont il partagea toujours le sort. Chassé par les vicissitudes de la fortune avec les restes de l’armée de Cœlius, Servius sortit de l’Etrurie et vint occuper le mont Cœlius, auquel il donna ce nom en souvenir de son ancien chef ; lui-même changea son nom, car en étrusque, il s’appelait Mastarna et prit le nom que j’ai déjà prononcé, de Servius Tullius, et il obtint la royauté pour le plus grand bien de la République. Ensuite, les mœurs de Tarquin et de ses fils les ayant rendus odieux à tous, le gouvernement monarchique lassa les esprits, et l’administration de la République passa à des consuls, magistrats annuels. »

« Rappellerai-je maintenant la dictature, supérieure en pouvoir à la dignité consulaire, et à laquelle nos ancêtres avaient recours dans les circonstances difficiles qu’amenaient nos troubles civils ou des guerres dangereuses, ou les tribuns plébéiens, institués pour détendre les intérêts du peuple ? Passé des consuls aux décemvirs, le pouvoir, lorsqu’il fut ôté au décemvirat, ne revint-il pas aux consuls ? La puissance consulaire ne fut-elle pas ensuite transmise tantôt a six, tantôt à huit tribuns militaires ? Dirai-je les honneurs, non seulement du commandement, mais encore du sacerdoce, communiqués plus tard au peuple ? Si je racontais les guerres entreprises par nos ancêtres et qui nous ont fait ce que nous sommes, je craindrais de paraître trop orgueilleux et de tirer vanité de la gloire de notre empire, étendu jusqu’au delà de l’océan ; mais je reviendrai de préférence à cette ville… »

2e colonne :

« Sans doute, par un nouvel usage, le divin Auguste mon grand-oncle et Tibère César, mon oncle, ont voulu que toute la fleur des colonies et des municipes, c’est-à-dire que les hommes les meilleurs et les plus riches fussent admis dans cette assemblée. Mais quoi donc ? Est-ce qu’un sénateur italien n’est pas préférable à un sénateur provincial ? Ce que je pense sur ce point, je le montrerai, si cette partie de ma proposition comme censeur est approuvée ; mais je ne pense pas qu’on doit exclure du Sénat les habitants des provinces, s’ils peuvent lui faire honneur. »

« Voici cette très illustre et puissante colonie des Viennois, qui depuis déjà longtemps envoie des sénateurs à cette assemblée. N’est-ce pas de cette colonie qu’est venu, parmi plusieurs, Lucius Vestinus, rare ornement de l’ordre équestre, pour qui j’ai une affection toute particulière et qu’en ce moment je retiens près de moi pour mes propres affaires ? Je vous en prie, honorez ses fils des premières fonctions du sacerdoce, pour qu’ils puissent, avec les années, avancer dans les dignités. Qu’il me soit permis de taire comme infâme le nom de ce voleur que je déteste, de ce prodige en palestrique, qui fit entrer le consulat dans sa maison avant même que sa colonie eut obtenu le droit entier de cité romaine. Je puis en dire autant de son frère, digne de pitié peut-être, mais devenu indigne par ce malheur de pouvoir être un sénateur en état de vous seconder. »

« Mais il est temps, Tibère César Germanicus, de découvrir aux Pères Conscrits à quoi tend ton discours, car déjà tu es parvenu aux extrêmes limites de la Gaule Narbonnaise. »

« Tous ces jeunes hommes distingués sur qui je promène mes regards, vous ne regrettez pas davantage de les voir au nombre des sénateurs, que Persicus, homme de race noble et mon ami, ne regrette de lire sur les portraits de ses ancêtres le nom d’Allobrogique ! Si donc vous reconnaissez avec moi qu’il en est ainsi, que vous reste-t-il à désirer encore, si ce n’est que je vous fasse toucher du doigt que le sol lui-même, au-delà des limites de la province Narbonnaise, vous envoie des sénateurs, alors que nous n’avons pas à nous repentir de compter des Lyonnais parmi les membres.de notre ordre ? C’est avec hésitation, il est vrai, Pères Conscrits, que je suis sorti des limites provinciales qui vous sont connues et familières ; mais il est temps de plaider ouvertement La cause de la Gaule chevelue. Si l’on m’objecte cette guerre qu’elle a soutenue pendant dix ans contre le divin Ju1es, j’opposerai cent années d’une fidélité inviolable et de dévouement dans un grand nombre de circonstances critiques où nous nous sommes trouvés. Lorsque Drusus, mon père, soumit la Germanie, ils assurèrent sa sécurité en maintenant le pays derrière lui dans une paix profonde, et cependant, lorsqu’il fut appelé à cette guerre, il était occupé s faire le cens en Gaule, opération nouvelle et hors des habitudes des Gaulois. Nous ne savons que trop combien cette opération est encore difficile pour nous, bien qu’il ne s’agisse de rien autre que d’établir publiquement l’état de nos ressources !… »

Extrait du « Catalogue Sommaire des Musées de la Ville de Lyon, 1887, p. 92-95 »

a) la citoyenneté automatique

• enfant né d’un père citoyen et marié selon le conubium
• militaires qui ont servi 25 années
• magistrats de cité de droit latin en sortie de charges, de fonctions (à la fin de leur mandat)
• esclaves affranchis

b) la citoyenneté concédée

• l’Empereur peut accorder la citoyenneté à un homme qui en ferait la demande, après étude du cas.
• Il va de soi qu’avec un tel système, la corruption pouvait accélérer les études des dossiers

C – Extension de le  citoyenneté : édit de caracalla

Caracalla accorde en 212 la citoyenneté romaine (constitutio antoniniana) à tous les habitants libres de l’Empire. Les nouveaux citoyens ont gardé la possibilité de conserver leur ancien droit. Cette citoyenneté n’était pas une extension du droit privé romain.

Texte de l’édit

« [L’Empereur César] Marc Aurèle Sévère Antonin Auguste proclame :

[Il faut donc…], après avoir reçu des pétitions (?) et des [requêtes], [chercher] avant tout comment je pourrai rendre grâces aux dieux [immortels] de m’avoir sauvé par une telle [victoire (?) …]. Voilà pourquoi j’estime pouvoir accomplir de manière si [magnifique (?) et si pieuse (?)] un acte qui convienne à leur majesté en ralliant [aux cérémonies de leur culte (?)] [les pérégrins], toutes les fois qu’ils viendront se joindre à mes hommes. Je donne donc à tous [les pérégrins qui sont dans] l’Empire le droit de cité romaine, étant entendu [que sont maintenues les cités de toute sorte] excepté celles des déditices. Il se doit en effet que [la multitude… non seulement…] … tout, mais qu’elle soit dès maintenant associée aussi à la victoire. Et le présent édit augmentera (?) la majesté du [peuple] romain, …

[L’Empereur César] Marc Aurèle Sévère Antonin Auguste proclame :

[D’une manière générale, c’est à la divinité qu’il faut] avant tout [reporter et] les causes et les raisons (des choses) ; [et moi aussi, comme il se doit], je voudrais rendre grâces aux dieux [immortels] pour m’avoir sauvé d’un tel [complot tramé (contre ma vie)]. Voilà pourquoi j’estime pouvoir accomplir de manière si [magnifique et si digne des dieux] un acte qui convienne à leur majesté, en ralliant [à leur culte, comme Romains], [autant de fois de dizaines de milliers (de fidèles)] qu’il en viendra chaque fois se joindre à mes hommes. Je donne donc à tous [ceux qui habitent] l’Empire le droit de cité romaine, étant entendu [que personne ne se trouvera hors du cadre des cités], excepté les déditices. Il se doit en effet [que la multitude soit non seulement associée] aux charges qui pèsent sur tous, mais qu’elle soit désormais aussi englobée dans la victoire. [Et le présent édit] augmentera la majesté du [peuple] romain : [il est conforme à celle-ci] que d’autres puissent être admis à cette même [dignité que celle dont les Romains bénéficient depuis toujours], alors qu’en étaient exclus… de chaque… »

Joseph Mélèze-Modrzejewski in Girard & Senn,
Les Lois des Romains, Naples, 1977, pp. 478-490, n. 21

Après cette date cependant on a de nombreuses traces de maintien de tradition locale, égyptienne ou grecque. Ainsi, une inscription datant du règne de Gordien (III (vers 240) mentionne bien des lois, qui sont en fait des coutumes locales. En Mésopotamie, les mariages consanguins, pourtant considérés comme incestueux par les romains ont continué bien après la période : combattus en 295 par Dioclétien ou Maximien, par exemple, ils sont encore dénoncés par Justinien en 535!

C’est ce même Justinien qui a achevé l’évolution de la citoyenneté romaine. Car si les intentions de Caracalla ont été largement débattues, quatre siècle plus tard, la citoyenneté universelle semblait aller de soi à tel point que Justinien dans son code ne reprend pas le texte. Nous n’en avons qu’une seule et unique copie  (Papyrus Giessen 40) qui commence de cette façon :  « J’accorde la citoyenneté romaine à tous les étrangers domiciliés sur le territoire de l’Empire… ».On a imaginé plusieurs raisons :- rendre l’impôt sur les successions payable dû par les étrangers devenus citoyens romains (seuls les citoyens romains le payaient avant et le taux venait d’être porté de 5 à 10%)- rendre les taches administratives plus simples pour les bureaux et les tribunaux en unifiant le statut des citoyens- pour Caracalla, réaliser, peut être, un rêve, celui de régner sur un monde unifié comme le fit en son temps Alexandre le Grand qu’il admirait.

Quoiqu’il en soit, cet édit a une conséquence immédiate, outre l’augmentation du nombre de citoyens, c’est la disparition du nom de la tribu et le don de la tria nomina à tous. Mieux, l’édit inventait en quelque sorte une « citoyenneté universelle », même si rien ne l’établit strictement et même si l’idée parait un peu anachronique.

Premier bilan

• le nombre de citoyens a augmenté régulièrement au cours du premier siècle (+ 30000 citoyens par an)
• cette augmentation est le fruit de l’accroissement démographique naturel mais aussi des citoyennetés accordées et des auxiliaires démobilisés (militaires)
• même si cela représente peu à l’échelle de l’Empire (50 millions d’habitants), cela constitue cependant un grand espoir pour les notables. Dès lors, Rome apparaît comme une formidable machine à intégrer.

 

III – Les Villes , espace privilégié de la citoyenneté

A – la ville (cf maquette reconstituée ville de Rome)

1 le grand cirque – 2 l’aqueduc – 3 le Colisée -4 le Temple de Claude – 5 l’Arc de triomphe de Trajan -6-7 les Temples de Vénus et de Mars – 8 les Thermes de Titus – 9 les Thermes de Trajan – 10 un Temple – 11 les Forums : Voir détails du plan

maquette-romehttp://www.unicaen.fr/cireve/rome/pdr_maquette.php?fichier=maquettesCompletes

C’est une ville monumentale (taille et bâtiments)

B – différentes fonctions

=> Classifications possibles

• espaces civiques, religieux, politiques = pas facilement dissociables
• selon les fonctions des bâtiments :

a) forums et temples

• où ? – au centre de Rome
• comment ?- chaque forum est entouré de portiques
• à noter – la basilique (tribunal, bourse de commerce, lieu d’échanges)

=> C’est le cœur de la vie urbaine, toutes les affaires se traitent là, affaires publiques, commerciales, judiciaires, religieuses

b) thermes

• Quoi ? – installations balnéaires
• Quoi d’autre ? – installations annexes (bibliothèque, boutiques…)

=>  C’est un lieu de divertissement et de rencontre

c) cirques, amphithéâtre, théâtres

• Quoi ? – cirque = courses de chars – amphithéâtre = combat de gladiateurs – théâtre = mimes (ou tragédies comme en Grèce)

=> La cité prévoit des lieux de divertissement, parfois très prisés.

 d) aqueduc, égouts, marchés

Quoi ? – aqueduc = eau courante (fontaines) – égouts = eaux usées (notion d’hygiène) – marchés = approvisionnement de la ville [ Cf l’annone]

=>La cité possède des installations pour le confort et le bien-être des citoyens. L’administration prévoit même le ravitaillement qui provient de toutes les parties de l’Empire

C – La ville comme relai de la romanisation

a) Des principes généraux

=> Cf plan de Thamugadi (Timgad)

plan-de-Thamugadi-Timgad

– axe est-ouest : decumanus (la course du soleil)
– axe nord-sud : cardo
– routes secondaires : // aux axes

=> conséquences
– création d’îlots (insulæ)
– espace non bâti = espace public avec monuments

b) des fonctions variées

– forum (3), basilique (12) = espace civique
– amphithéâtre (4), thermes (9) = espace de vie
– arc de triomphe (11) = espace politique
– bienfaits de mécène = évergétisme

=> conclusion
• il existe un modèle romain que l’on copie ;
• l’évergétisme participe de la recherche d’honneurs ;
• on note une volonté de vivre comme un citoyen romain.

c) les limites de la romanisation

=> travail par exclusion

Qui n’est pas concerné ? – les campagnes
Preuves ?
– conservation de la langue (calendrier de Coligny  III s)
– conservation des coutumes
– conservation des vêtements (braies et non toge)
– conservation des dieux indigènes, même romanisés

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