De nouveaux horizons au XVIème siècle : élargissement du monde

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Ça vient d’où ? : d’AMERIQUE (chocolat sucre), d’AFRIQUE (Cafe) d’ASIE (THE) depuis le 16ème siècle et les grandes découvertes

Problématiques

Quels sont les différents aspects (économique, culturel et religieux, militaire) de la première « mondialisation » constituée par la mise en contact d’hommes et de territoires différents et éloignés ?

I – Une ouverture de l’Europe au monde

A – la montée en puissance de l’Empire Ottoman incite les européens à s’ouvrir au monde

Istanbul

1 – La prise de Constantinople : un triple symbole (docs : manuel 3 docs étudiés en classe entière)

Le 29 mai 1453, Constantinople est prise par les turcs ottomans avec à leur tête Mehmet II : c’est la fin de l’Empire Byzantin. La religion officielle de la ville devient l’Islam et un minaret est dressé sur l’église Sainte-Sophie, transformée en mosquée.

Constantinople, capitale de l’Empire Byzantin, était un carrefour stratégique entre le monde occidental (chrétien) et le monde musulman. Les échanges commerciaux et culturels y étaient très développés. Dans une certaine mesure, les échanges commerciaux restent possibles. Istanbul très vite est redevenu ce carrefour économique et culturel

Elle est peuplée de multiples cultures (serbes, arméniens, grecs, etc.) et Mehmet II pratique une politique de tolérance religieuse : les Chrétiens orthodoxes et les Juifs (réfugiés d’Espagne et du Portugal) y sont accueillis. L’Empire Ottoman est devenu un acteur incontournable de la vie politique européenne

2 – Les conséquences pour les européens (partie magistrale)

La chute de l’Empire Byzantin a de fortes conséquences pour l’Europe occidentale.

  • Culturelles

D’abord, les élites intellectuelles qui ont fui Constantinople se réfugient dans les pays chrétiens et apportent avec eux des écrits et une culture jamais rencontrés auparavant. La rencontre avec ces savants donne une nouvelle impulsion aux humanistes et annonce la Renaissance en Europe.

  • Géographiques et commerciales

Il s’agit également d’une sorte de révolution géographique : le carrefour commercial étant désormais détenu par les Ottomans, les échanges sont plus difficiles et plus chers avec l’Asie. Les Européens se mettent à la recherche d’une nouvelle route vers les Indes : cette ère ouvre la voie au début des grandes découvertes.

Les progrès techniques et scientifiques dans la navigation permettent d’entreprendre de plus grandes traversées. La caravelle, navire plus stable du XVe siècle, la boussole sur pivot, l’astrolabe, les portulans (cartes), le gouvernail d’étambot, sont des facteurs déterminants de ces expéditions.

  • Religieuses

le christianisme veut s’exporter dans le monde entier, il faut conquérir de nouvelles terres afin d’en convertir les peuples. C’est également un moyen de prendre l’ascendant sur l’Islam.

L’évangélisation est le terme qui désigne l’action entreprise par les Chrétiens pour faire connaître les Evangiles aux populations étrangères à la religion chrétienne dans le but de les convertir. Les grandes découvertes et les invasions espagnoles qui y succédèrent furent d’excellentes occasions pour l’Eglise d’évangéliser le continent américain.

 B – Les nouveaux territoires

Les navigateurs européens, poussés par leurs monarques respectifs, entreprennent de parcourir le monde à la recherche de nouveaux territoires et de nouveaux chemins commerciaux. Au XV ème siècle, l’or est la monnaie utilisée dans le commerce. Cet or provient d’Afrique de l’Ouest (actuels Guinée, Mali, Burkina et Niger). Cet or arrive par caravane à travers le désert et son voyage est contrôlé par les musulmans. Les Européens veulent trouver une route directe (par bateau) qui doit passer par l’Océan.

carte 1

A cette époque également, les soies importées de Chine et du Japon ainsi que les épices importées d’Inde sont très appréciées et consommées en grande quantité par ceux qui ont de l’argent (l’aristocratie et la bourgeoisie). Mais la soie et les épices arrivent d’Orient par l’intermédiaire des Arabes et des Vénitiens et s’achètent en Europe jusqu’à 50 fois le prix de départ. Les Européens veulent donc trouver une voie directe du Portugal aux Indes.

=> video colomb https://www.youtube.com/watch?v=ucWH6Wxq5HI

Extraits du journal de bord de Christophe Colomb

  1. Colomb part avec trois navires et 87 hommes. Il quitte l’Espagne le 3 août 1492. Le 11 octobre, il aborde l’île de San Salvador.

« Il me semblait que les Indiens étaient des gens très pauvres en tout. Tous étaient nus, même les femmes. Certains se peignaient en noir, d’autres en blanc, en rouge. Ils ne possédaient rien en fer. Je crois qu’ils deviendront facilement chrétiens, car il me semble qu’ils n’ont aucun culte. Je me suis employé à savoir s’il y avait de l’or. J’ai réussi à apprendre, au moyen de signes, qu’en naviguant vers le sud, nous trouverions une contrée avec un roi qui possède de grands vases d’or et une grande quantité de ce métal.

  1. L’or et les épices sont introuvables. Après avoir abordé l’île d’Hispaniola, Colomb conçoit un nouveau projet (16 décembre).

« Que vos Altesses veuillent croire que les terres sont bonnes et fertiles […]. Les Indiens n’ont pas le moindre génie pour le combat et sont très peureux. Ils sont donc propres à être commandés et à ce qu’on les fasse travailler, semer et mener tous autres travaux dont on aurait besoin. »

  1. Le départ (2 janvier 1493)

II* laissa dans la forteresse de cette île Hispaniola que les Indiens appelaient Bohio trente-neuf hommes […]. Il leur laissa toutes les marchandises que Les Rois avaient fait acheter pour les échanges et qui étaient en quantité, afin qu’ils en fissent le troc contre de l’or. Il leur laissa également tout ce qui était dans la nef : du pain de biscuit pour un an, du vin, beaucoup d’artillerie et la chaloupe de la nef afin – puisqu’ils étaient marins pur la plupart – d’aller quand ils le croiraient convenable à la découverte de la mine d’or et un lieu où fonder une ville […].

* L’Amiral. La plus grande partie du journal est rédigée à la troisième personne, Christophe Colomb se nommant lui­même l’Amiral.

Christophe Colomb, Journal de bord (1492-1493)

[Extraits du numéro spécial L’Histoire, « La découverte de l’Amérique »]

  1. Comment Colomb considère-t-il les populations autochtones ?
  2. Quelles sont les motivations de la conquête ?
  3. Ces motivations sont elles personnelles ou partagées par les européens ?

 

Barthélémy Diaz découvre le cap de Bonne-Espérance en 1487. On sait désormais que l’on peut atteindre les Indes en passant par l’Atlantique.

Christophe Colomb, payé par l’Espagne, décide de rejoindre par l’ouest les Indes qu’il imagine toutes proches. Il arrive en 1492 sur un nouveau continent : l’Amérique centrale.   carte2
Vasco de Gama fait le tour de l’Afrique jusqu’aux Indes de juillet 1497 à mai 1498.   carte3
Jacques Cartier, payé par la France, cherche la voie des Indes par le nord-ouest et découvre le Canada en 1534.   carte4
En 1500, le Portugais Cabral, en cherchant une nouvelle voie, avec des vents meilleurs pour se rendre en Afrique, découvre le Brésil.   carte5
En partant vers l’ouest, Magellan, payé par l’Espagne tente le premier tour du monde 

Après avoir contourné le Brésil, il arrive aux Philippines où il est tué. Son second revient en Espagne en 1522 .

 

 

 carte6

 

En 1507, Amerigo Vespucci comprend que Colomb a découvert un nouveau territoire, nommé Amérique après lui. Le « nouveau monde » apparaît.

Tableau de synthèse à remplir sur motivations découvertes

économique culturel et religieux politique et militaire


II – L’Europe et la première mondialisation

A = Naissance du commerce international : rôle des ports, des grandes villes

=> première mondialisation (aliments, or etc)
=> idée : une carte des aliments que l’on rapporte ? (mais amérique du nord, pomme de terre, am du sud, épices, tomates, tabac etc etc )

La première mondialisation et l’alimentation. Tomate, avocat, piment. Ces plantes venues L’Amérique que Christophe Colomb découvre en 1492 recèle de nombreuses   plantes inconnues. Dès le XVIe siècle, elles se répandent dans la vieille Europe. (…) « Les indigènes accommodent leur nourriture avec une épice plus forte que le   poivre et qu’ils nomment aji. » C’est Christophe Colomb qui, en 1493, alors qu’il   explore l’île d’Hispañola Haïti, fait dans son journal de bord cette constatation   étonnée. Il vient en fait de découvrir le piment. Au Mexique, à partir de 1521, les conquistadors espagnols se trouvent face à une   quantité prodigieuse de plantes nouvelles : le maïs, l’avocat, la courge, le haricot   rouge, la vanille, le cacao, la cacahouète ; des fruits tels l’ananas, la mangue, la   papaye, la goyave… Près de 10 000 plantes au total, dont 2 000 à usage médicinal. De fait, les Espagnols découvrent non seulement des produits nouveaux, mais   aussi une véritable tradition culinaire. Les Aztèques (…) ont élaboré la cuisine la   plus raffinée de la Méso-Amérique. Si bien qu’au début du XVIe siècle les Indiens   d’Amérique, et particulièrement au Mexique, ont un régime alimentaire plus   équilibré et plus varié que celui des Européens. Pour nourrir les conquistadors et bientôt les colons, à partir de 1525, sur les terres   qu’ils occupent peu à peu, de véritables « arches de Noé » quittent le Vieux   Continent, emportant chevaux, porcs, moutons, poulets, des provisions de blé, de   riz, de sucre… De nouvelles cultures, de nouveaux élevages sont lancés. L’alimentation locale s’en trouve transformée. Alors que les indigènes   consomment traditionnellement des aliments séchés au soleil, grillés sur le feu ou   cuits dans des marmites en terre, ils découvrent la friture à la graisse de porc. Dès la moitié du XVIe siècle, les conquistadors s’en retournent chez eux avec de   nouvelles semences, promises pour certaines à un succès prodigieux. Exemple le plus fameux : la tomate. Ce fruit a pour terre d’origine le Mexique et   les vallées montagneuses des Andes péruviennes. La tomate arrive en Espagne   dès le retour de Christophe Colomb, mais elle sert alors de plante ornementale.   Elle entre en Italie par les ports de Naples et Gênes, puis voyage vers Nice où on   trouve trace de sa consommation en 1560. En France, il faut attendre 1778 pour   que la tomate devienne une « plante potagère ».

Martine Pedron dans le mensuel l’Histoire, n°297 daté avril 2005.

http://www.memo.fr/PlayFlash.asp?ID=MOD_DEC_000.swf

Qui permet de bâtir une carte :

carte7

B – Le développement des ports

Au XVe siècle, le commerce européen est dominé par les ports de Venise (les produits luxueux venus d’Orient sont vendus en Occident) et de Bruges (carrefour du commerce d’Europe du Nord).

Avec l’expansion de l’Empire Ottoman et l’apparition des nouvelles routes commerciales vers l’Amérique et les Indes, de nouveaux ports gagnent en puissance :

  • Lisbonne, principal port bénéficiant de l’expansion coloniale portugaise. Les marchandises du Brésil (or et « bois brésil ») et d’Indonésie (épices) y circulent abondamment chaque jour.
  • Séville, principal port de l’empire colonial espagnol, profite d’un fort développement au XVIe siècle. La ville devient le carrefour du commerce entre l’Espagne et ses colonies.
  • Au nord de l’Europe, le port d’Anvers remplace celui de Bruges. Il gère le commerce entre la Baltique et l’Espagne

C – Le partage du nouveau monde et le traitement des populations

Après la découverte du nouveau monde, l’Espagne et le Portugal se disputent le partage des territoires. Le traité de Tordesillas de 1494 divise le nouveau monde en deux : le Portugal récupère le Brésil et les Espagnols contrôlent le reste de l’Amérique du Sud.

Malgré des effectifs réduits et une petite quantité d’armes, les conquistadores écrasent les populations locales. Les grands empires précolombiens sont détruits :

  • Les Aztèques sont vaincus en 1521 par Cortés. Leur capitale, Tenochtitlan, devient Mexico. La population aztèque est décimée : elle passe de 25 à 1 millions d’habitants en moins d’un siècle, à cause des massacres commis par les Espagnols mais aussi des maladies apportées par ces derniers.
  • Les Incas sont conquis par Pizarro en 1532. Cuzco,
  • la riche capitale, tombe aux mains des espagnols.

En 1550, la controverse de Valladoid oppose Las Casas (moine militant contre la violence envers les indiens) à Sepulveda (favorable à la conversion forcée). Même si quelques désaccords apparaissent, les populations indigènes sont évangélisées et réduites en esclavage.

La colonisation atteint également l’Asie. Seule la Chine résiste à l’arrivée des Européens. Sous la dynastie des empereurs Ming, centrée autour de sa capitale Pekin (Beijing), la Chine conserve sa culture bouddhiste et confucéenne avec ses propres symboles.
CCl°  tableau croisé d’éléments qui mènent à l’écriture d’une conclusion grande mais synthétique (paragraphe structuré)

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