Première : Engagement

S’engager : quelles représentations ?

I – L’exemple d’un engagement fort : Malala Yousufzai, militante pakistanaise des droits de tous les enfants à l’éducation. Un engagement très médiatisé.

www.malala.org/malalas-story

« Il y a un moment où tu dois choisir entre être silencieux-se et élever la voix »

www.bbc.com/news/world-asia-29565738

A mettre en relation avec la DUDH et la Convention internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) adoptée en 1989.

Sortie du film-documentaire réalisé par Davis Guggenheim, en partenariat avec le Malala Fund, «He Named me Malala», aux États-Unis en octobre 2015, en France en janvier 2016. Ce documentaire retrace le parcours de Malala, très jeune militante.

Quel domaine ?

Origines de l’engagement ?

Difficultés rencontrées ?

Réalisations

II – En dehors de ce cas unique et exceptionnel, quelles représentations de l’engagement peut on avoir ? Quand ? Comment ? Où ?

Les différentes représentations sont inscrites au tableau afin de pouvoir travailler évolution de l’approche au cours de la séquence. Échanges et réflexions.

S’engager / militantisme et grandes formes d’engagement

L’engagement, c’est une action entreprise par quelqu’un pour influencer l’organisation ou le fonctionnement de la société ou du monde environnant. Il peut être individuel ou collectif dans une association, un parti politique ou un syndicat.

I – Les associations

Les associations sont des regroupements de personnes qui se donnent un but commun et des moyens pour y parvenir (association de lycéens, association d’étudiants). Elles ont dites à but non lucratif, elles n’ont pas pour vocation de gagner de l’argent. Toutes les recettes réalisées sont utilisées dans le but même de l’association. La France compte plus d’un million d’associations qui regroupent plus de 20 millions d’adhérents. ces associations ont des buts très divers (sport, loisirs, éducation, culture, social, caritatif, humanitaire). Elles fonctionnent grâce à des bénévoles. Elles sont indispensables au bon fonctionnement de la société française.

Par exemple :

Ou encore :

WWF

Le ministère a publié une brochure sur l’engagement dans la vie associative :

association-engagement-jeunes

II – Les syndicats

Les syndicats sont des regroupements de salariés cherchant collectivement à défendre leurs intérêts sur leur lieu de travail dans le cadre de la législation du travail. Le délégué syndical dans une entreprise est protégé par la loi afin d’encourager les salariés à s’impliquer dans cette fonction sans subir les représailles de la part des patrons. Les syndicats assurent la défense des intérêts individuels et collectifs des travailleurs dans l’entreprise, dans les négociations nationales (salaires, temps de travail, recrutement, formation professionnelle) et dans la gestion de la Sécurité sociale. Le syndicalisme français est divisé et à peine 10 % des salariés sont syndiqués, soit moins de deux millions de travailleurs. Les principales centrales syndicales sont la CGT, la CFDT, FO, la CFTC, la CGC, l’UNSA, SUD et des syndicats divers.

Toutes et tous ont un site internet, aisément accessible.

Sur le site du Sénat, on trouve un résumé de l’évolution du paysage syndical : http://www.senat.fr/rap/r10-227/r10-22753.html

Depuis l’après-guerre, le paysage syndical français s’est progressivement diversifié sous l’influence de plusieurs courants idéologiques. Il en résulte un nombre élevé d’organisations syndicales, en contraste avec la situation des autres pays européens, généralement dominés par un petit nombre d’organisations syndicales.

L’ÉVOLUTION HISTORIQUE DU PAYSAGE SYNDICAL

Source : Hadas-Lebel (2006)

Au cours de la même période, le taux de syndicalisation est passé d’environ 30 % à environ 8 % des salariés et 5 % dans le secteur privé.

ÉVOLUTION DU TAUX DE SYNDICALISATION EN FRANCE DEPUIS L’APRÈS-GUERRE

Par comparaison, le taux de syndicalisation moyen en Europe (UE à 25) est estimé à 25 %. La France a le taux de syndicalisation le plus faible de tous les pays de l’Union européenne à 25. Ces divergences sont en partie le reflet de modèles distincts de représentation des salariés, puisque dans certains pays l’adhésion est obligatoire pour obtenir le bénéfice de certaines contreparties. En Suède, par exemple, où le taux de syndicalisation est de 71 %, les syndicats négocient des avantages pour leurs seuls adhérents ; en Belgique, où 53 % des salariés sont syndiqués, le versement des allocations chômage est conditionné à une adhésion syndicale préalable.

TAUX DE SYNDICALISATION (2007)

Source : OCDE

Le déclin du syndicalisme n’est pas propre à la France, mais commun à l’ensemble des pays de l’OCDE. En Allemagne, par exemple, il a chuté de 27 % à 20 % entre 1997 et 2007.

Ce déclin est lié à celui de la société industrielle : la tertiarisation, l’individualisation des relations de travail et la diversification des emplois, ainsi que l’augmentation du chômage ont été des facteurs de ce déclin.

III – Les partis politiques

Selon l’article 4 de la Constitution,

«les partis politiques concourent à l’expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.»

Ainsi, les partis sont ils des regroupements de citoyens voulant accéder au pouvoir et appliquer leurs idées (partis de gauche, du centre, de droite). Pour cela ils exercent trois fonctions très traditionnelles :

  1. Ils concourent au débat démocratique en l’organisant (= constituer des lieux de réflexion et d’élaboration des programmes qu’ils souhaitent mettre en œuvre)
  2. Ils concourent au débat démocratique en fournissant du personnel dirigeant et des candidats aux élections (=sélectionner, parmi les militants, ceux qui peuvent les représenter et exercer des fonctions importantes)
  3. Ils fournissent les moyens logistiques, humains  et financiers pour mener les campagnes électorales  (=environ 600.000 personnes sont engagés dans les partis en France sous différentes formes: simple adhérent, militant, permanent salarié, élu).

Les paris politiques sont reconnus et subventionnés par l’état. Les principaux partis sont à gauche le PS, à droite LR. Les élections ont lieu à différentes échelles, ville (municipales), département, région (cantonales, régionales, législatives, sénatoriales), pays (présidentielles), UE (européennes).

Généalogie des parties de la Vème République

https://verybrandminded.files.wordpress.com/2015/03/libpartis2.jpg?w=1449&h=912

(cf www.liberation.fr/)

cf : http://img.over-blog-kiwi.com/0/93/15/46/20150610/ob_54c54e_partis-politiques-en-france-en-2010.PNG

grandes-ideologies

cf https://www.contrepoints.org/2014/03/08/158873-carte-de-lechiquier-politique-francais